Abrégé de secourisme – Dr Thomas Hervé
2.4. A savoir
- Tout malaise chez un diabétique insulino-dépendant doit faire suspecter une hypoglycémie;
son traitement est une urgence car le risque de séquelles nerveuses par hypoglycémie est
important.
- Des papiers spéciaux ou des appareils portables peuvent indiquer la quantité de glucose
dans le sang.
- Le traitement médical de l'hypoglycémie est l'injection directe de glucose par voie
intraveineuse : elle réveille très vite un malade en coma hypoglycémique. L'hyperglycémie
peut aussi entraîner un coma, mais l'urgence du traitement est moins grande.
- Les diabétiques traités par insuline ont aussi souvent chez eux un médicament appelé
GLUCAGON qu'ils peuvent s'injecter sous la peau en cas de malaise. Cette hormone aux
effets contraires de ceux de l'insuline doit être gardée au réfrigérateur.
3. BRULURES
3.1. Le trouble
La brûlure peut être d'origine thermique (feu, liquide bouillant), chimique (caustique de type acide ou
base), électrique, ou encore liée à des rayonnements (soleil, radioactivité).
L'étendue de la brûlure est un des facteurs principaux de gravité: plus la surface de peau brûlée est
grande, plus la fuite du plasma (composant liquide du sang) à travers la brûlure est importante. Cette
perte de liquide peut être responsable de l'apparition d'une détresse circulatoire (collapsus).
La profondeur de l'atteinte est le deuxième critère important: elle signe la gravité des destructions
cellulaires et limite les chances de guérison spontanée :
- la brûlure du premier degré est très superficielle, un banal «coup de soleil» ;
- la formation de cloques (phlyctènes) signe la brûlure du deuxième degré, atteinte plus
profonde qui devient dangereuse dès qu'elle atteint environ 10 % de la surface corporelle
chez l'adulte (soit 10 fois la surface de la paume de la main de la victime) ;
- le troisième degré correspond au stade de destructions profondes avec carbonisation: il est
toujours grave.
La localisation est le troisième facteur de gravité essentiel : à profondeur équivalente, une brûlure
sera plus grave si elle est susceptible d'entraîner une détresse vitale (atteinte de la face, des voies
aériennes) ou lorsqu'elle est localisée à des zones particulièrement fragiles ou utiles (oeil, mains,
organes génitaux).
La gravité dépend enfin de l'âge et des antécédents éventuels de la victime.
3.2. Bilan
- circonstances, type de brûlure (thermique, chimique) ;
- localisation, étendue, aspect local ;
- bilan vital ;
- atteintes associées (intoxication, traumatisme) ;
- âge, antécédents, traitement éventuel ;
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