Abrégé de secourisme – Dr Thomas Hervé
5. TRAUMATISMES DES MEMBRES
5.1. Le problème
Le traumatisme de membre est souvent la cause d'une fracture. Celle-ci peut se déplacer en lésant
ou comprimant un vaisseau sanguin (hémorragie, arrêt de la circulation dans le membre), un nerf
(paralysie), un muscle.
Les os sont, comme tous les organes, vascularisés. En cas de fracture des os du bassin ou de celui
de la cuisse (fémur), il se produit un saignement qui peut être important. Même isolée, la fracture des
gros os peut donc s'accompagner d'une détresse circulatoire (collapsus). Les os plus petits ou les
segments osseux moins riches en vaisseaux sanguins comme le col du fémur chez la personne âgée
n'exposent pas, sauf complication associée, à ce risque.
Le traumatisme peut aussi intéresser une articulation. Malgré le mouvement forcé auquel elle a été
soumise, les os peuvent rester en place (c'est l'entorse) ou perdre leur contact normal (luxation). Ces
atteintes, souvent très douloureuses, peuvent s'associer à une fracture.
Toute atteinte associant une plaie à une suspicion de fracture doit être considérée comme une
fracture ouverte; quelle que soit sa taille, la plaie fait courir le risque redoutable de l'infection de la
fracture.
5.2. Bilan
- circonstances de l'accident (violence, mécanisme) ;
- bilan vital, coloration des conjonctives ;
- localisation de la douleur ;
- impotence fonctionnelle (incapacité de bouger du fait de la douleur) ;
- présence d'une plaie, d'une déformation ;
- atteinte motrice ou sensitive ;
- coloration, température, présence d'un pouls à l'extrémité du membre traumatisé ;
- autres lésions présentées (de la tête aux pieds) ;
- traitement éventuel, antécédents.
5.3. Conduite à tenir
L'intervention doit être normalement médicalisée en cas de fracture du bassin, du fémur chez le
jeune, lorsqu'il existe un gros délabrement, une déformation importante, une complication vasculaire
ou nerveuse.
Quelle que soit la nature des lésions, le membre doit être immobilisé dans la position où il se trouve,
après pansement des plaies éventuelles. Pour être efficace, l'attelle doit immobiliser le segment de
membre cassé mais aussi les articulations qui l'encadrent.
Lorsqu'une déformation empêche l'immobilisation, on peut être amené à le redresser sommairement;
ce réalignement doit être prudent: si la douleur est trop importante, si on a la moindre difficulté, mieux
vaut faire appel à un renfort médical ou transporter en respectant la déformation; c'est le cas de la
luxation de l'épaule, par exemple. On peut aussi remettre en place une luxation de doigt (l'articulation
est fixée dans une position anormale, très douloureuse) avant de l'immobiliser.
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