Abrégé de secourisme – Dr Thomas Hervé
- sous forme de ventilation artificielle en cas de pauses ou d'arrêt respiratoires (apnée) ;
- par inhalation d'oxygène dans les autres cas.
Dès les premiers signes de réveil, il faut stimuler l'intoxiqué en le secouant et en lui parlant pour
éviter qu'il ne s'enfonce à nouveau dans son coma toxique car le niveau de dépression ventilatoire
est parallèle à la profondeur du coma.
3.4. A savoir
- Les héroïnomanes sont souvent infectés par les virus du S.I.D.A., de l'hépatite B.
- En cas d'A.C.R., les pupilles peuvent rester en myosis pendant un délai plus ou moins long.
- Agissant comme auxiliaire médical dans le cadre des prompts secours, un secouriste n'a pas
à dénoncer à la Police un toxicomane auquel il donne ses soins; à moins que celui-ci, par
une absence de coopération ou par agressivité, se révèle dangereux pour lui-même ou pour
des tiers.
4. MONOXYDE DE CARBONE ET FUMEES D'INCENDIE
4.1. Les troubles
Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz toxique qui prend la place de l'oxygène dans les globules
rouges. Les premiers signes de l'intoxication sont les maux de tête avec vomissements, sensation de
faiblesse. Ils sont rapidement suivis par des troubles de la conscience et un risque d'arrêt cardio-
respiratoire (par manque d'oxygène). Ce gaz inodore et incolore est dégagé par toute combustion
incomplète c'est à dire manquant d'oxygène: incendie, chauffe-eau mal réglé, moteur de voiture,
brasero dans une pièce mal ventilée. On n'en trouve pas, par contre, dans le gaz de ville.
L'intoxication par fumées est plus complexe. Au monoxyde de carbone s'associent fréquemment
d’autres toxiques: le cyanure qui est un toxique puissant qui bloque la respiration cellulaire, le chlore
qui est responsable d'une irritation des voies respiratoires et d'une intoxication cellulaire. Les suies,
fines particules toxiques, se déposent jusqu’au plus profond de l’arbre respiratoire, bouchant les
petites bronches et favorisant les infections.
4.2. Bilan
- circonstances, temps passé dans l’atmosphère toxique ;
- bilan vital ;
- autres signes présentés: céphalées, vomissements, suies, taille des pupilles ;
- atteintes associées: traumatisme, brûlure, intoxication médicamenteuse ou alcoolique ;
- antécédents, traitement éventuel ;
- mesure du CO par les sapeurs pompiers à l'aide d'un appareil de type MONOXOR.
4.3. Conduite à tenir
Le traitement de l'intoxication nécessite une oxygénothérapie systématique à fort débit. Une
médicalisation est nécessaire en cas de détresse vitale, de signes associés à des suies importantes
dans les voies respiratoires.
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