This page contains a Flash digital edition of a book.
Abrégé de secourisme – Dr Thomas Hervé

3.4. A savoir
- La crise grave d'asthme peut tuer, à tout âge.
- En dehors des périodes de crises, l'asthmatique mène une vie tout à fait normale; mais
l'asthmatique chronique est un malade qui fait des crises de façon plus ou moins régulière.
- Il ne faut pas confondre asthme chronique avec insuffisant respiratoire chronique.
- Le traitement médical de l'asthme fait appel à des médicaments bronchodilatateurs (de type
Ventoline, Bricanyl) qui permettent de lever l'obstacle créé par la contraction des muscles
bronchiques. L'efficacité des sprays est diminué en cas de crise grave par le fait que la
victime inhale souvent très mal son médicament. Une voie beaucoup plus efficace est alors
l'inhalation du médicament sous forme d'aérosol (qui peut être propulsé par l'oxygène). Les
crises graves peuvent bénéficier également de l'injection intraveineuse du produit.
4. NOYADE
4.1. Le trouble
Le noyé est une victime dont les voies respiratoires sont encombrées par un liquide. Dans la majorité
des cas, la noyade s'accompagne d'une inhalation d'eau, la victime inspirant lorsqu'elle a la tête sous
la surface: la quantité d'eau inhalée n'est pas forcément très importante mais elle s'écoule jusqu'aux
alvéoles pulmonaires, empêchant les échanges gazeux.
Si un arrêt respiratoire a précédé la submersion, on ne trouve pas forcément d'eau dans les
poumons. La noyade peut en effet être secondaire à un arrêt cardio-respiratoire, à un traumatisme
responsable d'un arrêt ventilatoire.
Selon l'origine de la noyade, du temps passé sous l'eau, la victime peut se présenter sous des
tableaux de gravités différentes: elle peut être encore consciente, inconsciente ou en arrêt cardio-
respiratoire. Seuls comptent, dans l'urgence, les signes présentés.
4.2. Bilan
- circonstances (malaise, chute, traumatisme, tentative de suicide) ;
- bilan vital ;
- signes associés (toux, vomissements, frissons) ;
- température ;
- antécédents (allergie, diabète, troubles cardiaques, traitement suivi).
4.3. Conduite à tenir
Les gestes doivent bien sûr être adaptés aux signes présentés :
- dans tous les cas: oxygéner à fort débit (inhalation d'oxygène si la ventilation est encore
présente, ventilation artificielle dans les autres cas), déshabiller, sécher et recouvrir (risque
fréquent d'hypothermie) ;
- chez la victime consciente qui respire: position assise en tapant dans le dos pour aider la
victime à tousser et cracher l’eau de ses poumons ;
- pour l'inconscient qui ventile: P.L.S. ;
- en cas d'arrêt cardio-respiratoire : M.C.E.


09/09/2002 Page 31/79

Page 1  |  Page 2  |  Page 3  |  Page 4  |  Page 5  |  Page 6  |  Page 7  |  Page 8  |  Page 9  |  Page 10  |  Page 11  |  Page 12  |  Page 13  |  Page 14  |  Page 15  |  Page 16  |  Page 17  |  Page 18  |  Page 19  |  Page 20  |  Page 21  |  Page 22  |  Page 23  |  Page 24  |  Page 25  |  Page 26  |  Page 27  |  Page 28  |  Page 29  |  Page 30  |  Page 31  |  Page 32  |  Page 33  |  Page 34  |  Page 35  |  Page 36  |  Page 37  |  Page 38  |  Page 39  |  Page 40  |  Page 41  |  Page 42  |  Page 43  |  Page 44  |  Page 45  |  Page 46  |  Page 47  |  Page 48  |  Page 49  |  Page 50  |  Page 51  |  Page 52  |  Page 53  |  Page 54  |  Page 55  |  Page 56  |  Page 57  |  Page 58  |  Page 59  |  Page 60  |  Page 61  |  Page 62  |  Page 63  |  Page 64  |  Page 65  |  Page 66  |  Page 67  |  Page 68  |  Page 69  |  Page 70  |  Page 71  |  Page 72  |  Page 73  |  Page 74  |  Page 75  |  Page 76  |  Page 77  |  Page 78  |  Page 79
Produced with Yudu - www.yudu.com