Abrégé de secourisme – Dr Thomas Hervé
2.3. Conduite à tenir
Ce type d'intervention nécessite de prendre systématiquement un avis médical pour connaître la
toxicité de chaque médicament, la nécessité ou non d'une médicalisation de l'intervention.
Les gestes à pratiquer dépendent essentiellement du bilan vital avec, en particulier :
- protection des voies aériennes: P.L.S. si inconscient, somnolent, incapable de se tenir assis
(fréquence des vomissements) ;
- oxygénation à fort débit (15 l/min) ;
- protection thermique ;
- surveillance attentive.
2.4. A savoir
- Il faut toujours penser à la dissimulation possible des doses ou des médicaments absorbés;
en cas de doute, il faut toujours considérer que la dose maximale ingérée correspond aux
emballages vides retrouvés.
- Une intoxication peut être très grave même après un bilan rassurant; à l'inverse, un
médicament peu toxique peut tuer à cause d'une complication (inhalation du contenu
gastrique pendant le coma par exemple).
- Un renfort médicalisé est nécessaire en cas de troubles des fonctions vitales, de produit
potentiellement dangereux, de doses élevées.
3. OVERDOSE D'HEROÏNE
3.1. Le trouble
L'injection d'héroïne (dérivé puissant de la morphine) chez le toxicomane est responsable d'une
intoxication aiguë (overdose) qui peut entraîner des troubles de conscience et une atteinte
ventilatoire par dépression des centres nerveux. La drogue agit aussi sur les muscles de l'œil : les
pupilles sont très serrées, «en tête d'épingle» (myosis bilatéral).
L'insuffisance respiratoire aiguë est liée à une diminution d'amplitude et une fréquence insuffisante
(pauses voire arrêt ventilatoire) ; la dette en oxygène peut entraîner un arrêt cardio-respiratoire.
Compte tenu du coût de la drogue, de sa mauvaise qualité, l'injection est souvent associée à la prise
d'alcool ou de médicaments (somnifères, antalgiques).
3.2. Bilan
- antécédents (médicaux, psychiatriques, toxicomanie connue) ;
- notion d'une injection, traces de piqûres, seringue à proximité ;
- association avec alcool, médicaments ;
- bilan vital, état des pupilles, température ;
- autres signes présentés, en particulier traumatiques.
3.3. Conduite à tenir
En l'absence d'A.C.R., l'oxygénation à fort débit permet le plus souvent de sortir ces intoxiqués du
coma en 10 à 15 minutes; l'oxygène est délivré :
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