Abrégé de secourisme – Dr Thomas Hervé
N. Techniques de prompt-secours en pédiatrie
1. INTRODUCTION
La détresse d'un enfant est difficile à prendre en charge pour plusieurs raisons :
- elle entraîne une charge émotionnelle intense (stress) qui s'exerce sur les sauveteurs mais
aussi la famille et les témoins, rendant les conditions d'intervention encore plus difficiles ;
- ces patients sont relativement plus fragiles que les adultes ;
- les matériels de soins disponibles ne sont pas toujours très adaptés à la pédiatrie ;
- la faiblesse de l'enseignement spécifique et le manque de pratique rendent l'intervention plus
délicate.
Il est donc nécessaire de connaître les différences essentielles qui existent entre les techniques qui
s'adressent aux adultes et celles qui sont spécifiques aux enfants.
2. BILAN
Les fonctions vitales ont des caractéristiques particulières qui varient en fonction de l'âge :
- La conscience est plus difficile à apprécier chez le tout petit, pour qui «réponse aux
questions» et «exécution des ordres simples» n'ont aucune signification. On s'aidera de son
expérience personnelle, de l’entourage de l'enfant, pour essayer de savoir si l’état de
conscience de l’enfant est normal (habituel) ou perturbé. On peut apprécier la tonicité de ses
muscles (tonique ou flasque), la vivacité du regard (yeux actifs ou éteints), sa réactivité (cris,
pleurs).
- La ventilation est très rapide chez le nouveau-né (40/min) et sa fréquence diminue
progressivement avec l'âge pour atteindre 15 à 20/min ; l'amplitude de la ventilation est bien
sûr en rapport avec le poids de son corps.
- Le pouls varie également selon l'âge, de 140 batt./min à la naissance à 80 batt./min en
moyenne à 16 ans. Chez le nourrisson, il se prend à la face interne du bras (pouls huméral).
3. LIBERATION DES VOIES AERIENNES
Les mêmes principes guident les gestes assurant la liberté des voies aériennes mais avec certaines
adaptations chez le nourrisson (moins de 36 mois) :
- en cas d’obstruction complète des voies aériennes, la manœuvre de Heimlich classique doit
être remplacée par des gestes spécifiques: tapes dans le dos puis, si c'est insuffisant,
pressions répétées sur le thorax ;
- la tête ne doit pas être basculée en arrière pour effectuer une ventilation artificielle mais
laissée en position «intermédiaire» ;
- étant incapable de respirer par le nez, la liberté de sa bouche est primordiale.
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