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Abrégé de secourisme – Dr Thomas Hervé

Dans tous les cas, il faut pratiquer une oxygénothérapie et rassurer le patient.
5.4. A savoir
- Pour soulager la douleur, une entorse banale de cheville (sans déformation ni impotence)
peut être glacée immédiatement par l'emploi d'une bombe réfrigérante, de compresses
glacées, un bain de pied glacé.
- Il ne pas confondre impotence fonctionnelle et paralysie: le premier est un signe de fracture
ou de luxation (incapacité de bouger liée à la douleur), le deuxième une complication par
lésion nerveuse.
- Seul l'examen médical (avec la radiographie) permet de différencier une entorse simple des
autres atteintes articulaires et de décider du mode de traitement: immobilisation simple par
bandage, bandes élastiques collées (technique appelée strapping), plâtre, traitement
chirurgical.
- En cas de fractures du membre inférieur, on peut exercer une traction continue sur le pied,
dans l'axe du membre, pour éviter le chevauchement des parties fracturées et soulager la
douleur; certains matériels d'immobilisation permettent d'immobiliser sous traction comme
l'attelle de Thomas - Lardennois ou celle, plus moderne, de Donway.
6. ÉCRASEMENT PROLONGE DES MEMBRES
6.1. Le trouble
Lorsqu'un membre reste écrasé pendant plusieurs heures (ensevelissement, incarcération), l'effet
garrot local lié à la compression (blocage de la circulation sanguine) s'ajoute à l'écrasement des
muscles. Les cellules écrasées et privées d'oxygène laissent échapper des produits qui, lorsqu'ils
sont ainsi libérés en grande quantité, deviennent toxiques pour l'organisme.
Tant que la circulation dans le membre n'est pas rétablie, ces substances nocives restent en place;
ce qui explique qu'une victime qui ne présente qu'une compression isolée d'un membre puisse
supporter le trouble pendant plusieurs heures. Au moment du dégagement, la circulation est rétablie
et le sang ramène brutalement les déchets cellulaires qui créent une véritable intoxication.
Si on ne prend pas de précaution lors du dégagement, l'état de la victime peut s'aggraver
brutalement en présentant un collapsus, des troubles du rythme cardiaque ou un arrêt cardio-
respiratoire. Mais d'autres troubles d'apparition secondaire guettent encore la victime: une partie des
substances libérées par les muscles va bloquer peu à peu le filtre rénal; au troisième jour, la victime
ne peut plus uriner et faute d'un traitement adéquat, meurt. Ce trouble est aussi appelé crush
syndrom.
6.2. Bilan
- circonstances, délai écoulé depuis l'accident ;
- partie du membre qui est compressée ;
- bilan vital ;
- autres atteintes (traumatisme, brûlures, intoxication) ;
- antécédents, traitement suivi ;


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