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Abrégé de secourisme – Dr Thomas Hervé

ne s'agite pas trop avant de le faire évacuer d'urgence, si possible par moyen médicalisé, vers un
service adapté. Des tapes dans le dos, favorisant la toux, peuvent parfois aider à l’évacuation
naturelle du corps étranger s'il est de petite taille.
2.4. A savoir
- Penser au corps étranger complètement obstructif lorsqu' on n'arrive pas à pratiquer les deux
premières insufflations chez une victime en arrêt ventilatoire (ce qui impose donc une
manœuvre de désobstruction avant de recommencer les insufflations).
- Un bilan médical est nécessaire pour toute fausse route, même si elle a été traitée
efficacement car la victime a un risque de trouble ventilatoire secondaire, d'infection.
3. ASTHME
3.1. Le trouble
L'asthme est une maladie fréquente chez l'enfant comme chez l'adulte. Le trouble évolue sous forme
de crises pendant lesquelles se produit un rétrécissement du diamètre des bronches
(bronchoconstriction). La maladie est souvent d'origine allergique et les crises sont favorisées par
une infection, une allergie, une contrariété. L'air passe alors plus difficilement dans les bronches
rétrécies ce qui se remarque par une ventilation rapide, sifflante et forcée (l'expiration est plus longue,
active). Le malade utilise en général un médicament sous forme de spray pour faire cesser la crise.
Parfois, la crise est plus sévère, le traitement apparemment moins efficace. La gravité se manifeste
par une détresse respiratoire avec tirage, cyanose et sueurs, un pouls rapide et instable (appelé
pouls paradoxal), l'impossibilité de parler ou de tousser, une agitation ou une somnolence. Il s'agit
alors d'un asthme aigu grave (A.A.G., ancien état de mal asthmatique) qui réalise une véritable
insuffisance respiratoire aiguë et qui nécessite une prise en charge médicale rapide.
3.2. Bilan
- antécédents du malade (en particulier d’A.A.G., de séjour en réanimation, d'allergie) ;
- traitement habituel ;
- facteur déclenchant ;
- durée de la crise ;
- traitement commencé, effet du traitement ;
- signes respiratoires (possibilité de parler, de tousser, cyanose, sueurs, bruit respiratoire,
tirage) ;
- bilan des autres fonctions vitales ;
- température.
3.3. Conduite à tenir
Le malade doit être laissé en position assise, au repos strict, avec une inhalation d'oxygène à fort
débit (15 l/min). Sur avis médical, on peut répéter l'administration du spray médicamenteux.
En présence de signes de gravité, de résistance au traitement, d'une sévérité inhabituelle de la crise,
la médicalisation de l'intervention est nécessaire.


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