Abrégé de secourisme – Dr Thomas Hervé
5.3. Conduite à tenir
La médicalisation de l'intervention est obligatoire dès que les gestes de survie sont commencés.
Ceux-ci consistent à associer un massage cardiaque externe (M.C.E.) à une ventilation artificielle
(V.A.):
- sauveteur isolé: 2 insufflations par méthode orale (type bouche-à-bouche) pour 15
compressions sternales ;
- en équipe : 2 V.A. avec un ballon auto-remplisseur pour 15 M.C.E.
On doit apporter dès que possible de l'oxygène à fort débit. Le massage peut aussi être effectué de
façon instrumentale à l'aide d'une cardio-pompe, qui en augmente théoriquement l'efficacité.
Pour les intervenants qui en sont équipés, un défibrillateur semi-automatique peut aussi être utilisé;
en cas défibrillation ventriculaire mise en évidence par l'appareil, un choc électrique peut être délivré
dans le but de réduire le trouble en synchronisant la contraction des cellules cardiaques.
L'association M.C.E.-V.A. ne doit être arrêtée que lorsqu'une circulation autonome reprend (pouls
carotidien perceptible) ou sur décision médicale.
5.4. A savoir
- La décision de ne pas entreprendre les gestes de réanimation ou de les interrompre
appartient normalement au médecin mais certaines circonstances peuvent faire penser que
le décès est certain : rigidité cadavérique, putréfaction, tête détachée du corps, long délai
entre le trouble et la découverte en l'absence de gestes de survie.
- L'état des pupilles n'a pas de valeur diagnostique mais c'est un signe de gravité et de
surveillance.
- Une victime dont la température corporelle est basse doit bénéficier d'une réanimation plus
longue, même en l'absence de signe de reprise, car les cellules cérébrales sont protégées du
manque d'oxygène par l'hypothermie; c'est le cas en particulier chez le noyé grave.
- Dans certains cas, on décide de poursuivre les gestes de survie bien qu'on soit persuadé de
la mort des cellules cérébrales (traumatisme crânien grave par exemple) ; cela est fait dans
le but de sauver les autres organes qu'on peut tenter de récupérer pour les greffer sur
d'autres personnes.
6. HEMORRAGIES
6.1. Le trouble
Un vaisseau sanguin peut être lésé dans de nombreuses circonstances. La cause est le plus souvent
traumatique (plaie, coup) mais la paroi d'un vaisseau sanguin anormal, fragile, peut aussi se déchirer
plus ou moins brutalement à l'occasion d'un effort ou d'un traumatisme minime.
Une hémorragie externe (le sang s'écoule d'une plaie qu'on peut voir) n'est grave que si elle est
abondante ou si elle ne peut être stoppée.
Une hémorragie interne, où ni la plaie ni le sang ne sont directement visibles, pose des problèmes
plus graves. On doit suspecter l'hémorragie dès que la victime a subi un traumatisme violent
(accident de circulation, chute de grande hauteur, plaie pénétrante) ou lorsque des signes de
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