Je fis une découverte étonnante, c'est en fait William H. Conley, d'Allegheny, banquier de
Pennsylvanie –et non Charles Taze Russell – qui a été le premier président de la Watch
Tower, association créée en 1881. C'était une découverte palpitante, car personne au siège
principal ne savait que Conley était le premier président, ou que le père de Russell, Joseph,
en était le vice-président et Charles Taze Russell le secrétaire trésorier. La nomination
dépendait du nombre d'actions, de $10.00 pièce, détenues par chacun. Comme j'ai transmis
le document presque immédiatement, je ne suis pas certaine du nombre exact d'actions
achetées par Conley, mais je pense qu'il s'agissait de 350 actions pour $3,500. Cependant,
je me rappelle que Joseph Lytel Russell acheta 100 actions pour $1,000.00 et Charles Taze
Russell 50 actions pour $500.00. Quand j'ai regardé, plus tard, à la page 576 du nouveau
livre de l'histoire des Témoins mentionnant les informations concernant Conley, j'ai constaté
que, curieusement, Karl Adams n'avait pas inclus le fait que Joseph Russell était vice-
président. Le nombre d'actions détenues par chacune des trois personnes n'était pas
indiqué.
Ces faits importants étaient notés sur la première page d'un petit carnet de
comptabilité recouvert d'une feuille cartonnée rouge, j'ai trouvé dans ce carnet, également, la
charte de l'organisation écrite à la main. Le papier avait 2 plis, les parties supérieures
recouvrant les parties inférieures. L'examen de l'écriture penchée ne laissa aucun doute en
mon esprit, c'était bien Maria, la femme de Charles Taze Russell qui avait écrit cette
première charte. J'avais trouvé ce petit carnet dans une vieille chemise en papier dans un
meuble classeur, posé à même le sol dans une chambre forte au milieu du département de
trésorerie de la Watchtower au 25 Columbia Heights.
Au cours d'une de mes fréquentes incursions dans les vieilles archives au quartier
général de la Watchtower, je découvris au fond d'un vieux meuble de la salle du classement
du département exécutif, un vieux sac, en papier brun, fermé par une ficelle. Le sac
contenait une transcription du procès-verbal du fameux procès canadien de 1913, intenté
pour diffamation par le Pasteur Russel contre le Révérant J.J. Ross. Quand le cas passa
devant le grand jury le 4 avril 1913, aucune jugement n'a été pris car il n'y avait pas
suffisamment de preuves pour être présenté devant la cour et le cas a été abandonné
(Brooklyn Daily Eagle, 8 juillet 1916 page 12). Récemment j'ai entendu que quelques années
auparavant le département de rédaction détenait dans ses archives une copie de la
transcription du procès-verbal, mais qu'elle avait disparu. Je sais cependant, avec certitude,
qu'une copie de mes découvertes dans les archives de la Watch Tower a été faite à l'usage
de Karl, répondant à la question importante posée par une Cour de justice canadienne, et
qui a intéressé beaucoup de chercheurs –à savoir, qu'a répondu le Pasteur Russell lorsqu'on
lui a demandé si il lisait ou non le grec? J'ai donné le sac avec son contenu, si important,
sans avoir lu aucun de ces documents. Ce qui est étonnant, c'est qu'à aucun moment Karl
ne fit de commentaires, ni n'écrivit une seule ligne dans le livre de l'histoire de la société sur
ce remarquable procès pour diffamation qui avait fait les grands titres des principaux
journaux canadiens de l'époque.
Dans le même vieux meuble, dans un autre sac en papier, fragilisé par le temps, il y
avait environ une centaine de lettres jaunies par le temps, de même forme et de même
longueur dont personne, à ma connaissance, n'a entendu parler. Les lettres ont été écrites
pour répondre à une demande de Rutherford, désirant avoir le récit des persécutions subies
par les Etudiants de la Bible (comme on appelait alors les Témoins de Jéhovah) durant la
première guerre mondiale. Dans ces lettres les Etudiants de la Bible expliquent que le refus
de saluer le drapeau ou de participer à l'effort de guerre leur valurent d'être sévèrement
battus, d'être enduits de goudron et recouverts de plumes, et emprisonnés sans autre forme
de procès. (Rutherford a reproduit plusieurs de ces lettres dans le magazine de la société
Tour de Garde L'âge d'Or du 29 septembre 1920 [en anglais], appelé plus tard Consolation
et de nos jours Réveillez-vous!) Grâce à ce sac, j'ai pu apporter des lettres importantes et
des documents oubliés ainsi que des coupures de presse fort intéressantes, tous révélant
des événements de cette époque difficile.
Je découvris, dans la même partie du bâtiment, dans quatre tiroirs de vieux bureaux,
un tas de photos et cartes postales diverses. Il y avait aussi bien des photos d'anciennes
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